Publié dans Editorial

Une urgence de plus !

Publié le mercredi, 16 août 2023

Tout est urgent ! Tout est prioritaire !
Dès sa première intervention publique, son discours d’investiture, à Mahamasina le 19 janvier 2019, Rajoelina Andry, le président de la République, fraichement intronisé, annonça haut et fort que « Tout est urgent » dans ce pays qui est le nôtre. En réalité, tout est prioritaire. La lutte contre la misère. Le combat contre l’insécurité. La bataille contre la corruption, contre l’impunité, contre toutes les formes de délinquances, financières notamment. La réinitialisation de l’éducation civique. La prise en charge des maladies chroniques, le palu, la peste, la polio, etc…
Au lieu de s’améliorer ces problèmes chroniques, classiques, collés à la peau des malagasy, s’aggravent. Ils vont de mal en pis. Le récent rapport de la Banque Mondiale sur la situation économique post-Covid fait état d’un léger progrès dans la plupart des pays d’Afrique entre autres. Mais, l’institution de Bretton Woods déplore la stagnation voire le recul certains pays dont Madagasikara. Elle se désole de devoir le constater et encourage vivement les dirigeants de ces pays à agir conséquemment.
L’insécurité, en dépit des efforts des Forces de la Défense et de la Sécurité, les bandits de tout acabit sévissent encore et toujours de façon atroce et barbare. Le peuple en pâtit durement. La corruption renforce de plus belle son emprise et cela même jusqu’au sommet de l’Etat. Rien n’y échappe ! Les maladies chroniques sensées être éradiquées remontent en surface. Elles reviennent au galop. Le cas de la poliomyélite préoccupe sérieusement. La maladie fait dangereusement un retour en zone ! Le paludisme jugé être maitrisé résiste. Etc.  
Le pays fait face également à une autre urgence plus terrible. Un phénomène inquiétant préoccupe les esprits notamment auprès de certains mouvements associatifs observant la jeunesse. Les suicides sinon les tentatives de mettre fin à la vie à sa vie augmentent en nombre ces derniers mois. Selon l’Observatoire de la jeunesse, les vagues de suicides ou de tentatives de suicide touchent essentiellement les jeunes. En général, la catégorie d’âge au sortir de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte est vulnérable à tout point de vue. Une tranche d’âge délicate pour diverses raisons. Les adolescents jeunes ou les jeunes adolescents négocient un tournant complexe afin d’identifier leur avenir. Ce qui ont réussi leur parcours, par un succès aux examens, par un embauche intéressant c’est-à-dire être casé quelque part ou par une motivation quelconque émergent du lot et se trouve à l’abri des besoins. Par contre, d’autres qui ne parviennent à se débarrasser du cercle vicieux des échecs ou des ratages chroniques s’enfoncent dans la détresse.
D’après Fy Indrafonjanahary, vice- présidente de l’Observatoire de la jeunesse et porte-parole dudit observatoire, les problèmes socio-économiques, sentimentaux, les échecs divers et notamment l’addiction à la drogue sont les principales causes de suicide parmi les jeunes. En fait, la dépression conduisant aux tentatives de suicide concerne toutes les classes d’âge. Mais, elles deviennent de plus en plus critiques en ces temps-ci avec la propagation de la drogue dure surtout auprès des jeunes et des moins jeunes. Les dealers rodent en permanence dans les parages des collèges et les lycées.
Les activistes de l’Observatoire tirent la sonnette d’alarme. Ils recommandent la multiplication des Centres d’écoute prenant en charge les jeunes. Une urgence de plus.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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